APPELLO / APPEL / APPEAL

Posted: 4th marzo 2014 by rivincitasociale in Politica
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PROEMIO – AVANT-PROPOS – FOREWORD (For the English version, please go to the March 2014 Posts section)

« La politica non è l’arte del possibile bensì l’arte di fare emergere nuove possibilità socialmente più umane » (Marzo 1985)

                                Jure Vetere : l’unico vero tempio è la coscienza umana.

ITALIANO. Vai all’Appello

Care compagne, cari compagni,

E arrivata l’ora della rivincita sociale dei popoli, in Italia ed in Europa. E arrivata l’ora di lavorare tutte/i insieme alla nascita di Comitati cittadini per la Rivincita Sociale capaci di condurre all’emergenza del Partito della Rivincita Sociale. Questi partiti nazionali comporrebbero poi una Federazione Per l’Europa Sociale, che al suo turno farebbe parte di una Nuova Internazionale (senza cifra). Il nome mi sembra importantissimo, perché corrisponde al programma come pure alla voglia di ricatto oggi molto diffusa tra le nostre cittadine e i nostri cittadini.

A questo link troverete un Appello intitolato « E arrivata l’ora della rivincita sociale dei popoli, in Italia ed in Europa ». In riassunto il programma proposto, da dettagliare in comune, è lo seguente:

a) Una nuova definizione dell’anti-dumping – per i dettagli vedi l’Appendice dell’Appello. Nel sistema commerciale globale attuale, la base del calcolo dell’anti-dumping è il salario senza contributi sociali. Noi chiediamo semplicemente che sia il salario con tutti i contributi sociali.

b) La nazionalizzazione del credito per eliminare simultaneamente il debito pubblico ed il « credit crunch », e per toglierci il Fiscal Compact dalle spalle, assieme ai banchieri ed alle loro banche cosiddette « universali » .

c) La laicità, la parità donna-uomo e i diritti civili;

d) L’ecomarxismo, il ripristino del Territorio ed il principio di precauzione;

e) La democratizzazione dell’educazione e della cultura, ed il finanziamento pubblico della Ricerca & dello Sviluppo;

f) La fine della sovra rappresentanza socio-economica e mediatica, come pure la fine della falsa rappresentanza elettorale e democratica – cioè, la fine della falsa rappresentanza elettorale a tutti i livelli, anche al livello sindacale, a dispetto della Costituzione.

g) Il ripudio di ogni intervento estero o di guerra che non sia strettamente difensivo, assieme al ritorno allo spirito ed alla lettera della sicurezza collettiva.

Sottometto quest’Appello alla vostra attenzione, chiedendo cortesemente una risposta. Per arricchire la riflessione comune potete aggiungere un commento a questo Appello – i commenti giudicati non idonei alla deontologia scientifica o cittadina saranno cancellati. Oppure i Comitati in formazione potranno contattarmi all’indirizzo qui sotto per trovare il migliore modo di coordinamento. Mi permetto sopratutto di chiedervi la più ampia diffusione possibile dell’indirizzo di questo sito tra le vostre conoscenze, tra i vostri membri ed altri gruppi amici, almeno se giudicati che questo possa essere utile per lanciare il dibattito e creare una dinamica rivendicativa di fondo. Il sito stesso dovrebbe diventare il vettore di una creazione collettiva. L’emergenza capillare dei Comitati dovrebbe presto trasformarsi in un’onda gigantesca ed autonoma ma organica al popolo delle lavoratrici e dei lavoratori intellettuali e manovali, in breve organica a tutte le nostre e tutti i nostri concittadine/i di buona volontà.  

La rottura radicale col sistema neoliberale attuale non si fa a parole ma bensì militando e organizzandoci per cambiare l’attuale definizione dell’anti-dumping, costruendo il programma attorno a questa domande chiave. Questo renderà tutto il resto possibile.

Perciò, questa nuova definizione deve ricevere priorità assoluta anche perché, interiorizzandone la logica, si muterà radicalmente il « senso comune » della gente, e si creerà gli anticorpi ideologici – nel senso nobile del termine – necessari al nostro popolo, aprendo così la strada alla concezione pratica di un nuovo modello sociale, sostenuto dall’evidenza scientifica, come pure dai principi cardini della nostra Costituzione. Su questa base risulterà possibile costruire una vasta alleanza di classi in vista di « una riforma democratica rivoluzionaria », tranquilla ma capace di andare alle radici dei problemi che confrontano il nostro Paese e la nostra gente.

Alcune/i di voi mi conoscono già tramite le mie e-mail inviate a controg8@yahoogroups.com, e forse anche grazie al mio sito www.la-commune-paraclet.com. Da qualche mesi, ho effettuato il mio rimpatrio in Italia, a San Giovanni in Fiore, nella mia città nativa in Calabria, col desiderio di essere utile al lavoro di militanza e di organizzazione comune, oggi più urgente che mai.

Vostro,

Paolo De Marco

Per contattarmi: la-commune@virgilio.it

(Versione italiana disponibile fra poco/ English version available soon)

Il fut un temps pas si lointain où les philosémites nietzschéens furent défaits par l’Alliance de classe anti-nazifasciste, défaite entérinée dans la lettre et l’esprit de nos constitutions européennes nées de la Résistance.

Plan

1 ) L’absurdité falsificatrice du sentier de consolidation fiscale.

2 ) L’absurdité marginaliste en matière de profit, intérêt et intérêt spéculatif.

 

1 ) L’absurdité falsificatrice du sentier de consolidation fiscale

 

La théorie qui se niche derrière l’ineptie du sentier de consolidation fiscale n’a plus rien à voir avec les actions contre-cycliques keynésiennes ou celles de l’Etat social. C’est une ineptie carrément néolibérale monétariste. Elle fait abstraction de toutes les structures sous-jacentes – régime financier et commercial international, régime financier interne, etc. Elle ne s’attache qu’au remboursement prioritaire de la dette publique tout en taisant ses origines.

Le paradigme de référence est celui que le FMI et les Clubs de Paris et de Londres utilisèrent contre les pays africains et sud-américains dans les années 80 et 90. Tout est sacrifié pour rembourser la dette publique bien plus que pour tenter de la faire baisser réellement. Le coût du financement de la dette publique surdétermine tout le reste. D’où l’importance du concept de solde primaire, soit les recettes fiscales disponibles au net du coût de financement de la dette publique. Ceci dans le cadre d’un équilibre économique abandonné à la méta-magie de la « main invisible » dans un contexte global libéralisé. Si la croissance est anémique et le solde primaire en baisse l’absurdité insoutenable du sentier se dévoile. Quoiqu’en dise le chœur de pitres de régime surreprésentés et surpayés … aux frais de la princesse. (voir https://www.youtube.com/watch?v=6gRP12BHw8E )

En mai 2014, le système de comptabilité nationale fut modifié de manière à ajouter près de 3% à 3,5% au PIB en incluant une estimation de l’évasion fiscale, de la prostitution, du trafique de drogue, de la R&D ainsi qu’une partie des dépenses d’armement. De sorte que, lorsqu’on nous annonce une croissance anémique de 0,7 % ou bien de 1 virgule quelque chose, nous avons affaire en réalité à une désastreuse croissance négative.

Ceci est fondamental au vu de l’idéologie de l’austérité résumée dans le « sentier de consolidation fiscale » et les réformes régressives qui en découlent. Bien entendu, même en ne tenant pas compte de cette falsification dans la présentation du PIB, le sentier de consolidation fiscale est allé dans le mur depuis belle lurette. Mais cette issue fatale fut dissimulée par d’autres inventions néolibérales européennes servant à donner un peu plus de corde aux dirigeants – valets des 1% et 10 % au sommet de la pyramide socioéconomique – pour pendre les prolétariats et les peuples. On a donc vite appris à se donner de la marge budgétaire grâce à l’output gap, au déficit structurel, aux circonstances exceptionnelles et ainsi de suite. Bref, tant et aussi longtemps que les débilitantes réformes néolibérales s’appliqueront, l’UE sera assez flexible pour ne pas imposer de pénalités et les gouvernants seront prêts à saigner leur peuple pour éviter ces pénalités de 0,2 % du PIB … On le voit tout est parfaitement logique.

Mais il s’agit-là de la logique hyper-fédéraliste de l’Europe du capital spinellienne. Une autre Europe est possible sous la forme d’une confédération ou intégration intergouvernementale des Etats-nations membres œuvrant harmonieusement pour l’Europe sociale grâce au mécanisme de l’opting out. Ce mécanisme donnant toujours le dernier mot aux électrices et aux électeurs permet à tous les Etats membres d’avancer selon leur rythme propre. L’émulation ferait le reste sur la base des expériences communautaires ou nationales les plus réussies.

En réalité, dans l’état actuel des choses, ces pénalités budgétaires seraient facilement absorbables par un gouvernement soucieux de reprendre son autonomie socioéconomique et financière. Pour l’Italie, ce 0.2% représente près de 3.5 milliards d’euros. Cette somme dérisoire est à comparer avec les dizaines de milliards d’euros octroyés sans sourciller pour sauver les banques privées de la Péninsule. Il est notoire que ces dernières détiennent plus de 380 milliards d’euros de créances douteuses sans parler des autres milliards à risque.

Rappelons que le soi-disant Pacte de stabilité n’a pas obtenu l’unanimité au sein de l’UE et, par conséquent, il ne s’applique que par la volonté des dirigeants des Etats membres. En Italie les dirigeants servi in camera par excellence ont précédé l’UE en inscrivant l’austérité dans l’Article 81 de la Constitution avec pour seul objectif celui de lier les mains d’un gouvernement issu d’une éventuelle alternance politique. La France de F. Hollande a dû se résigner à n’en faire qu’une loi organique pour éviter une grave rébellion populaire.

A ceci s’ajoute le trucage typique de la public policy monétariste qui prend pour nom tax expenditures, autrement dit les dépenses fiscales. Celles-ci sont estimées autour de 300 milliards et plus pour les grands pays européens. Une fois octroyées elles disparaissent gentiment des radars budgétaires de sorte que le budget apparaît toujours artificiellement en déficit ou en équilibre précaire exigeant donc de ce fait toujours plus d’austérité.

Ainsi, selon l’Istat, pour l’Italie la situation se présente en gros de la manière suivante:

Croissance PIB : 0.9% 2016            0.8% en 2015

Déficit : – 2.4 % du PIB                    – 2.7% en 2015

Dette : 2,217,695 million 132.6%    2,171,670 million 132.2 %

Emprunt net : – 40,708 millions                – 42,931 millions

Solde primaire :  1.5%                     1.4 %

(Selon la UE, pour 2017, le déficit atteindra 2.4% du PIB contre 2.3 % en 2016 alors que la dette publique atteindra 133.3%. On constate encore une fois le flou artistique des statistiques des uns et des autres toujours confectionnées selon les recettes marginalistes …)

Changement comptabilité au moins :  + 3.5% de croissance du PIB (changement entré en vigueur en Italie en octobre 2014)

On voit alors immédiatement la faillite du soi-disant « sentier de consolidation fiscale ».  Le déficit n’apparaît pas pour ce qu’il est vraiment et l’impact sur lui du solde primaire vient surtout des coupures linéaires effectuées dans les programmes sociaux, surtout les programmes publics, et des désastreuses privatisations qui sapent encore la cohérence socioéconomiques des Formations Sociales.

L’Italie dont le tissu industriel, lessivé à plus de 25 % par la crise déclenchée en 2007-2008, est constitué de près de 90 % d’entreprises employant 10 travailleurs ou moins, a ainsi lamentablement sacrifié la plupart de ses « champions nationaux ». Les ventes de garage continuent au nom de la logique du solde primaire entérinée par la « spending review ». On ne s’étonnera donc pas que la dette continue d’augmenter alors qu’elle devrait descendre d’un 20 ème par an pour atteindre  60 % du PIB selon le Critère de Maastricht. De même, comme le rappelait la Commission Européenne pour les Affaires Economiques et Financières, le déficit budgétaire devrait également baisser en tendance triennale de 0.5% par an. (1)

La vérité est que l’Italie est devenue le laboratoire de la régression socioéconomique de la zone euro et de la dilapidation des fonds publics dans un Etat hyper-corrompu et incompétent à tous les niveaux, dont la magistrature, le gouvernement, et les ministères. Par conséquent, elle jouit déjà d’une trentaine de milliards de marge à des titres divers, déficit structurel, évènements exceptionnels etc.

Evidemment, à part les mises en scène dramatiques pour le bénéfice de la galerie à maintenir sagement subordonnée, la Commission n’impose pas de pénalité. Au contraire, comme en Grèce, elle est toujours prête à donner un peu plus de corde en jouant la réluctance, du moins tant que les gouvernements néolibéraux de domestiques d’intérieur font ce que l’on attend d’eux, à savoir appliquer les réformes régressives philosémites nietzschéennes.

Aujourd’hui, en Italie, se joue une grotesque farce par laquelle l’attention médiatique est portée exclusivement sur une correction budgétaire de 3.5 milliards d’euros, soit à peu prés le poids de la pénalité encourue. Comme en Grèce, cette farce continuera tant et aussi longtemps que tout ne sera pas privatisé. Des Gutgeld et Cie, pourtant définitivement désavoués par le résultat du référendum du 4 décembre 2016 qui enterra leur projet criminel de modification de la Constitution, ont déjà imaginé privatiser le patrimoine artistique et archéologique du pays – Notons à cet égard qu’il est estimée à 1/3 du patrimoine artistique mondial. La gestion de ce riche patrimoine, par exemple celle du Colisée, est d’ailleurs déjà en partie privatisée. Celles et ceux qui détiennent des trillions en « liquidités » ou Papier Kerouac selon mon expression imagée, ne sont pas si bêtes, ils imitent les anciens banquiers du Moyen-âge qui s’achetaient préventivement des titres de noblesse de robe  avant d’être traités en usuriers …

Ceci se fait dans le cadre d’une besogneuse dilapidation des fonds publics. Ici aussi, tout comme pour l’austérité inutilement inscrite dans l’Article 81 de la Constitution italienne, la démagogie en vigueur consiste à masquer ce pillage des richesses nationales en faisant de l’EU un bouc émissaire de connivence avec tous les autres dirigeants néolibéraux européens actuels. Ceci permet de poursuivre les réformes en bernant les peuples, du moins lorsqu’ils ne virent pas populistes fautes de réelles alternatives à gauche. Ainsi le désastreux Jobs Act a coûté 18 milliards d’euros en 2015 tout en induisant une explosion de la précarité de masse par les vouchers et par le recours illégal au travail au noir ; le bonus de 80 euros renzi-gutgeldien sur la fiche de paie des travailleurs dépendants qui excluait les bas revenus et les pensions, coûte 10 milliards d’euros par an. Ce bonus visait le basin électoral du parti gouvernemental par ailleurs laminé par les privatisations et l’érosion de l’emploi dans la fonction publique. Les taxes foncières sur la résidence principale que le tiers moins riche ne payait plus furent entièrement abolies, privant ainsi les municipalités et leurs territoires dégradés de leur principale source de revenus. Les impôts sur le capital furent également abaissés – ires, irap etc. – alors que les tax expenditures s’élèvent à plus de 330-340 milliards d’euros par an. Dans ces conditions, cet exercice budgétaire national et européen n’est plus qu’une sinistre farce néolibérale monétariste visant à assujettir les peuples souverains à la nouvelle et apatride « gouvernance globale privée.»

Je rappelle que la RTT de la « gauche plurielle » avait coûté autour de 23 milliards d’euros pas an pour la création de plus de 350 000 emplois à plein temps ce qui avait rétabli les cotisations sociales, donc les programmes sociaux publics, tout en consolidant l’assiette fiscale. Le taux de chômage baissa de plus de 10 % à moins de 8 % ; le Trou de la Sécu était quasiment éliminé ; les nouvelles recettes fiscales avaient permis de faire baisser la dette publique à 59 % du PIB, soit 1% de moins que le Critère de Maastricht. En outre, les 35 heures légales étaient accompagnées en moyenne par 4 heures supplémentaires, donc majorées, ce qui donna lieu à l’émergence spontanée d’une nouvelle sociologie du divertissement. Tout ceci en seulement 2 années. En 2004, pour une semaine légale de 60 heures la durée de travail effective aux USA était de 33,8 heures pour un salaire légal minimum horaire de $ 5.15 et mettant souvent en œuvre deux ou trois jobines. Comme quoi l’alternative est bien entre le partage citoyen du travail socialement disponible et le partage de la pauvreté entre les travailleurs de nouveau considérés comme membres de « classes dangereuses ».

Le changement de la comptabilité nationale montre bien toute la supercherie budgétaire actuelle, sans compter le fait que les chiffres du PIB marginaliste ne font pas la différence entre économie réelle et économie spéculative, de sorte que le surdéveloppement exubérant du secteur financier gonfle les chiffres. Ce secteur compte désormais pour près de 8 à 9 % du PIB aux Etats-Unis et en Suisse, les autres pays suivant de près. Les équations bâties là-dessus, par exemple celles de Rogoff et al. et celles faussement critiques de Blanchard sont totalement ineptes. A preuve la lamentable faillite de leurs analyses et projections malgré le changement préventif de la comptabilité nationale !

On aura compris qu’il ne s’agit pas uniquement ici d’une question d’inepties à la Bob Barro – équivalence ricardienne – bien que tous les chiffres disponibles montrent l’importance cruciale des dépenses publiques, du moins lorsqu’elles sont destinées au secteur public plutôt qu’au secteur privé. Pourtant, l’énorme différence entre multiplicateurs sectoriels et multiplicateur générique ne dit pas tout. En effet, il faut encore tenir compte, d’une part, des circuits du capital – nationalisation de la banque centrale, séparation des banques de dépôts et d’investissements, institutionnalisation d’une partie de l’épargne telles les pensions etc. –   et, d’autre part, de l’extroversion de la FS dût au libre-échange et à sa débilitante définition actuelle de l’anti-dumping sanctuarisée à l’OMC. Cette définition supprime toute référence aux droits du travail même minimum comme ceux entérinés par l’OIT, ainsi que toute référence aux critères environnementaux minimes et au principe de précaution. Elle induit une concurrence vers le bas en confondant notamment le coût de production avec le coût du travail donné en abstraction des cotisations sociales et de la fiscalité. Bien entendu ceci est rapidement insoutenable et accélère la spirale socioéconomique vers le bas.

La déflation salariale imposée par le sentier de consolidation fiscale, donc par l’austérité néolibérale, et par l’actuelle définition de l’anti-dumping, tue la demande interne. La baisse et surtout la redéfinition en faveur du secteur privé des dépenses publiques tuent la croissance dans un contexte où trop de charlatans parlent de dépenses publiques en taisant leurs formes. On mélange ainsi les pommes et les oranges.

L’alternative n’est donc pas dans la distinction fumeuse, infra-cours d’introduction à la logique, entre l’impact des coupures budgétaires, donc des dépenses publiques, ou celui de la baisse des impôts. On sait, par exemple, que les désastreuses mesures ad hoc du Président Hoover, le champion du « rugged individualism », coûtèrent plus que celles de la Social Security américaine de F.D. Roosevelt, ce qui prouve l’importance des circuits du capital. Autrement on réfléchit avec ses pieds sans pouvoir pour autant donner raison à ce grand auteur qui au moins y voyait un niveau égalitaire entre tous les Hommes …

La recette Chicago Boys privilégiant l’exportation pour rembourser prioritairement la dette publique est elle-aussi une idée digne des économistes mainstream actuels, des vulgaires charlatans dont plusieurs ignorent que leur théorie est issue d’une falsification conçue comme telle. Je renvoie ici les sceptiques à mon Introduction méthodologique et à mon Précis d’Economie Politique Marxiste, tous deux librement accessibles dans la Section Livres-Books du site www.la.commune-paraclet.com . Ainsi, en Italie et ailleurs, le faible solde de la balance commerciale est surtout dû à la baisse de l’importation – des biens de consommation productive et de consommation des ménages. De plus, tous les pays adoptant la même stratégie simultanément, les positions relatives changent peu sinon par la barbarie différentielle de la déflation salariale mise en œuvre.  Enfin la productivité micro-économique réelle ne se gagne pas par la déflation salariale et par les coupures dans la R&D publique ; elle ne se gagne pas non plus en sacrifiant la compétitivité macro-économique c’est-à-dire en sabrant dans la part de la plus-value sociale que l’Etat social ou keynésien avait transférée au « revenu global net » des ménages. On sait que depuis les années 80, entre 8% et 10 % du PIB furent transférés des salaires vers les profits sans aucune contrepartie pour le monde du travail exceptées la généralisation de la précarité et la paupérisation croissante. Je renvoie là encore à mon Précis cité plus haut.

2 ) L’absurdité marginaliste en matière de profit, intérêt et intérêt spéculatif.

J’ai déjà critiqué les paramètres de la théorie marginaliste. Elle ne dispose pas d’une fonction de production ni d’une théorie de l’équilibre général statique ou dynamique scientifiquement valables. Elle est, en outre, incapable de fournir des données simultanément en quantités et en prix. Sa théorie de la monnaie n’est pas organique, elle est traitée comme un simple marché intégré par la suite dans le « marché des marchés » avec tous les problèmes que l’on sait. On se reportera, par exemple, à la critique définitive du marginalisme dans toutes ses variantes présentée dans l’ébauche intitulée : « Hi-Han ! Les âneries visuelles hallucinatoires des économistes bourgeois » librement accessible dans la section Livres-Books du site www.la-commune-paraclet.com )

Pour résumer toutes ses inepties, rappelons seulement que pour les marginalistes la spéculation ne saurait exister, du moins pas pour longtemps, puisque le marché rétablirait fatalement l’équilibre. C’est encore pire avec la soi-disant théorie des « marchés efficients ». On se rappellera que juste avant la crise des New Techs, les marginalistes actuels pensaient avoir trouvé le Saint Graal et décrétèrent la fin des cycles économiques en inaugurant leur New Economy. Quelques années auparavant, leurs semblables avaient tout bonnement décrété la « fin de l’Histoire ». C’était leur manie du moment suite à la chute du Bloc soviétique.

De la même façon, surtout après les contributions falsificatrices concoctées par Irving Fisher – income flow, etc. – les marginalistes ne savent pas faire la différence entre intérêt et profit, entre intérêt classique et intérêt spéculatif et donc entre économie réelle et économie spéculative. Lorsque les faits les forcent à tenter de le faire, ils sortent tout simplement hors de leurs théories sans même s’en apercevoir en recourant, au mieux, à ce que le grand épistémologue Koyré nommait l’« empirisme baconien ».

En sortant des clous nous obtenons ceci : la monnaie n’est pas le crédit et l’investissement n’est pas l’épargne. La monnaie – en gros M1 – est une réflexion en numéraire de la masse salariale – réelle et sociale. Le crédit est au contraire la monnaie scripturale qui dépend pour sa part du ratio prudentiel selon l’évolution historique du système bancaire – par exemple, avant ou après l’abrogation du Glass Steagall Act et de ses équivalents hors des Etats-Unis. Cette abrogation mena à l’hégémonie du capital spéculatif, notamment portée par la soi-disant « banque universelle ».

L’épargne est une consommation différée dans le temps. Sans elle la Reproduction Elargie ou équilibre dynamique ne serait pas possible car il faut épargner pour acheter une auto ou encore un autre bien durable, alors que le salaire net suffit pour acheter un pain ou les autres composants du panier de consommation quotidien. Bien entendu, il peut y avoir une épargne institutionnalisée – par ex. les pensions, l’assurance-chômage et ainsi de suite.

Dans ce cas, grâce au décalage actuariel, elle peut jouer un rôle d’accumulation de capital et donc un rôle d’investissement surtout public. R. Meidner en avait d’ailleurs fait la base de ses Fonds ouvriers. Ce décalage n’est pas sans effet sur la dynamique des investissements mais concerne uniquement une partie de l’épargne pouvant ainsi être décalée, c’est-à-dire surtout les pensions ; du moins lorsqu’elles ne sont pas déjà privatisées et jouées en bourse.

En dernière instance, cela reste dans le cadre d’une Reproduction Simple – i.e. statique – ou encore dans le cadre d’une Reproduction Elargie modifiant la structure intersectorielle de la Reproduction. On sait que cette structure peut être résumée par les interactions entre le Secteur I des Moyens de production (Mp) et le Secteur II des Moyens de consommation (Cn). Ces deux secteurs renvoient d’ailleurs à la structure de la fonction de production microéconomique : c + v + pv = M, où « c » est le capital constant (Mp) et « v » le capital variable (Cn), « pv » étant la plus-value et « M » le produit.

L’exemple typique étant le plan quinquennal soviétique qui alla de paire avec la collectivisation des terres. L’Urss ayant encore accès au Système Financier Européen décida d’extraire des surplus agricoles afin d’obtenir les devises étrangères servant à acheter les machines et les technologies nécessaires au rapide décollage industriel du pays. Pour atténuer les possibles contraintes exercées sur les campagnes, cette politique incluait la collectivisation des terres qui permettait peu à peu de généraliser l’emploi des machines agricoles tout en diffusant une nouvelle organisation solidaire dans les campagnes dans le cadre de l’alliance entre ouvriers et paysans.

L’investissement en tant que tel – le crédit – est créé par les banques publiques ou privées. Pour le privé cela se fait selon le ratio prudentiel. Avant l’abrogation de la régulation bancaire –crime dû à des Tirole et Cie v.son livre de 1993 intitulé The prudential regulation of banks … – le lien entre création de monnaie scripturale – par le ratio – et l’économie « réelle » se faisait par la connexion intime entre ratio et profit. Le ratio étant donné la croissance ou décroissance des profits entraînent l’expansion ou la contraction du crédit.

Encore que, même là, les cycles économiques (Trade cycles) s’imposent pour une simple et bonne raison, à savoir l’impact de l’allocation des crédits selon la logique de la « main invisible » et de l’optimisation du profit privé. Cette logique fait que les investissements ne sont pas rationnels du point de vue de l’équilibre dynamique – Equations de la RE –, et suivent de manière moutonnière la spéculation sectorielle. Invariablement le résultat est le déséquilibre intersectoriel. La « main invisible » est une incantation magique cachant l’expropriation de l’allocation macroéconomique des ressources au profit du secteur privé. Du coup, le surinvestissement dans un secteur entraîne fatalement un déséquilibre dans les autres secteurs, ce qui mène aux crises conjoncturelles, parfois médiées par le commerce externe et donc pas les déséquilibres extérieurs.

Ajoutons que le profit et l’intérêt – bancaire, financier – classique ne sont pas la même chose. Le second est déduit du premier mais l’inverse n’est pas vrai. Ce sont des catégories distinctes et non des catégories opposées. Or, l’intérêt spéculatif met en cause un secteur financier aujourd’hui entièrement autonomisé par rapport à l’industrie et aux services classiques publics et privés qui lui sont liés. Par cette autonomie, ce secteur pose donc comme un secteur économique à part entière dégageant ce qui est présenté désormais comme un profit et non plus comme un intérêt.

Du coup, sa « productivité » plus grande – en effet, il nécessite moins de capital fixe etc. – influencera, en la phagocytant, la productivité donc les profits du reste de l’économie. Elle surdéterminera ainsi toute la structure des prix. Nous avons ici la base de la logique perverse du Roe, ou bien encore celle des dérivées financiers.

Notons que pour sa part l’intérêt classique est déduit du profit. Le capital bancaire participe aux investissements du capital productif en suppléant l’autofinancement. La liquéfaction des facteurs de production ainsi que la mobilité du capital mène à une convergence des rendements de tous les types de capital. Bien entendu on ne saurait en déduire une égalité des taux de profit et des taux d’intérêt. Le rendement du capital bancaire est fonction des fonds propres démultipliés par le ratio et affecté par les taux directeurs de la banque centrale.

Ce secteur spéculatif pèse aujourd’hui 9 % du PIB en Suisse et aux USA. L’impact est énorme. Surtout, ce qui est ainsi perdu est le lien nécessaire – effet de feedback auto-correcteur partiel – avec l’économie réelle puisque la banque centrale et ses QE opèrent comme ratio prudentiel de facto. J’ai ainsi pu parler de « crédit sans collatéral ». (Voir la section Economie Politique Internationale du site déjà mentionné.) En effet, le capital en fonds propres des grandes banques dites « universelles » serait depuis longtemps disparu sans l’intervention de la Banque centrale. Cependant, malgré ce sauvetage permanent, les créances douteuses s’accumulent dans les bilans bancaires – voir Grèce, Italie etc. Le système tourne donc à vide détruisant l’économie réelle et la fiscalité de l’Etat. Mais, ce faisant ceci aggrave le problème de la non-symétrie sectorielle dans l’allocation du crédit capitaliste, donc des crises, qui de conjoncturelles deviennent structurelles. Se reporter à mon Précis d’économie politique marxiste dans www.la-commune-paraclet.com section Livres-Books.

Ergo, au minimum, il faut abolir le crédit spéculatif, réintroduire le rôle de la banque centrale sur le marché primaire et créer un pôle financier public. Ceci reste une alternative intra-système mais au moins elle a le mérite de dériver de sa compréhension scientifique.

Ainsi on peut simplement prendre la part des droits de seigneuriage – aujourd’hui dilapidée par la BCE et par ses banques membres pour créer un Fonds de capitalisation/nationalisation. Ce fonds pourrait également permettre la création d’un pôle financier public. Ce dernier, avec un ratio prudentiel moyen, achèterait et éliminerait tout bonnement année après année la dette publique. Il permettrait également de financer les entreprises stratégiques et les infrastructures publiques nécessaires. Le système bancaire serait ainsi peu à peu mené à une re-normalisation sans trop de drame.

En cas de problème, la faillite des banques privées – selon la loi de la concurrence – donnera lieu à une recapitalisation par nationalisation. On sait que ceci coûte beaucoup moins cher que les sauvetages spéculatifs actuels, tout en permettant de purger le système de sa bulle spéculative. Ceci permettrait également de sauver les petits épargnants et l’économie réelle en sacrifiant les parasites spéculateurs – qui de toute manière seront déjà partis dans les paradis fiscaux et devront donc faire l’objet de mesures pénales. Cette fuite ne pénaliserait en rien le crédit nécessaire pour les investissements productifs puisque les pays disposeraient au minimum d’un pôle public financier.

Mais on le voit ceci n’abolit pas les contradictions capitalistes dont la dissymétrie intersectorielle de l’octroi des crédits. Pour cela, outre le crédit public, il faut encore disposer de la Planification, au minimum d’une planification indicative et incitative, jadis dite à la française.

Le problème de la dette publique tel qu’il est traité par tous les économistes bourgeois et petits-bourgeois, est un instrument d’assujettissent des peuples. Ceci est connu depuis Solon et bien avant lui par les Sumériens. Mais ce qui est de très loin bien pire aujourd’hui, c’est l’asservissement mental de tout ce grotesque monde académique qui ne sait pas faire la différence entre monnaie, crédit, intérêt, intérêt spéculatif etc. et entre économie spéculative et économie réelle. Un monde qui avec des Cahuc et Cie foule allègrement des pieds la déontologie scientifique tout en cherchant à se protéger en supprimant politiquement la pluralité dans la discipline et les nécessaires débats publics respectant le droit de réponse.

Je rappelle que les modèles marginalistes ne savent pas conjuguer quantités et prix, et donc qu’ils ne peuvent pas avoir de théorie rationnelle de la monnaie, la seule alternative qui leur reste étant de concevoir la monnaie comme issue d’un marché spécifique impossible à intégrer dans le « marché des marchés » autrement dit dans l’équilibre économique. On bute ici sur le grave problème ex ante/post hoc. Cette contradiction logique létale, que Böhm-Bawerk avait cru à tort imputer à Marx, est au contraire inhérente à toutes les théories économiques bourgeoises ainsi que je l’ai démontré définitivement en déconstruisant la falsification donnée comme « problème de la transformation des valeurs en prix de production » (Voir à ce sujet mon Tous ensemble ou encore mon Précis d’Economie Politique Marxiste.)

Soulignons une fois encore que pour le marginalisme dans toutes ses variantes la spéculation ne saurait exister très longtemps. Les tenants de l’efficience du marché prétendent en plus que la spéculation accélère le mécanisme normal qui aboutit à la justesse des prix – Hi-han ! selon l’avertissement de leur Grand Maître Nietzsche dans son Ainsi parlait Zarathoustra : les faussaires finissent parfois à croire en leur propres falsifications et troquent dangereusement les perceptions pour la réalité, sapant ainsi les bases de leur domination de classe et de caste.

Je note qu’avec ses QE Bernanke voulait créer de l’hyperinflation pour faire payer la dette aux créanciers chinois et japonais et qu’il a abouti au contraire au « credit crunch ». Ce grotesque personnage avait fait son Ph.D sur l’inflation !!! Les autres dont Draghi ne valent pas mieux. Contrairement au sort qu’ils me font subir, je leur confère volontiers le droit de réponse.

Paul De Marco, ex-professeur de Relations Internationales – Economie Politique Internationale.

Copyright © La Commune Inc, 3 mars 2017

1 ) Voici la note de l’UE: Business News | Wed Nov 16, 2016 | 11:35am EST, Italy, five others at risk of breaking EU budget rules with 2017 draft budgets http://www.reuters.com/article/us-eurozone-budgets-idUSKBN13B19P

(see also https://ec.europa.eu/info/business-economy-euro/economic-and-fiscal-policy-coordination/eu-economic-governance-monitoring-prevention-correction/stability-and-growth-pact/annual-draft-budgetary-plans-dbps-euro-area-countries/draft-budgetary-plans-2017_en )

Voir aussi: L’Ue minaccia l’Italia: “Manovra bis o restituite fondo flessibilità”. I tecnici avvertono la Commissione: deficit e debito fuori controllo http://quifinanza.it/soldi/lue-minaccia-litalia-manovra-bis-o-restituite-fondo-flessibilita/111434/?ref=virgilio

COME CREARE UN COMITATO CITTADINO PER IL LAVORO DIGNITOSO, 16 Marzo 2017

  1. Raggruppare un piccolo numero di cittadine e di cittadini disoccupati e precari o semplicemente interessati. Tra questi possono essere persone che non lavorano sia che siano già in pensione o altrimenti disponibili ma comunque disposti a dare una mano in quanto cittadini rispettosi dei principi cardini della nostra Costituzione, in primo luogo il diritto al lavoro ed alla solidarietà nazionale. Deve essere chiaro sin dall’inizio che la mobilitazione dovrà durare più mesi.
  2. Indirizzare l’azione sulla base di due principi: 1) « No sussidi, lavoro dignitoso »; 2) Il Comitato svolgerà le sue attività in modo pacifico, civile e costruttivo. Il primo principio scaturisce dall’Articolo 1 della Costituzione. Il secondo rimanda all’Articolo 99 della Costituzione il quale garantisce una autentica concertazione socio-economica. In oltre, parte dal presupposto che, nell’Italia attuale, la richiesta del rispetto della Costituzione e della legge, incluso per quello che riguarda la concertazione sociale con i gruppi della società civile, sia diventata la richiesta la più rivoluzionaria possibile. Oggi, in Italia, preme la certezza della legge per tutti e non solo la certezza della pena per i più deboli.
  3. Sopra questa base chiedere l’attualizzazione nazionale e europea dell’intervento obbligatorio dello Stato, a tutti i suoi livelli, per garantire l’utilità sociale ed eventualmente il rispetto delle zone montane. Ad esempio, con la creazione di cooperative pubbliche, con appositi comitati operai, capaci di procurare il co-finanziamento necessario per attingere ai fondi regionali e/o europei. Non si può pretendere che i disoccupati siano in grado di farlo! Nel bilancio della Regione esiste una voce dedicata specificamente a questi co-finanziamenti. Se i fondi destinati a questa voce non sono adeguati, allora si perdono miliardi di euro di fondi europei che in realtà risultano essere una parte dei fondi italiani totali versati all’UE, una vera e propria assurdità. Si può anche presentare progetti concreti adattati alla situazione locale da valutare insieme con il Comune ed con la Regione.
  4. Scegliere un posto per iniziate la mobilitazione – usualmente davanti al municipio. A volte, i sindaci rimangono sufficientemente vicini della loro popolazione e non esitano ad offrire l’uso della sala consigliare per le riunioni, in particolare d’inverno. Così il municipio è « occupato » ma sulla base di un accordo tacito. I primi mesi, la presenza deve essere giornaliere – se necessario organizzando turni – per dimostrare ai media ed ai dirigenti la propria determinazione. Poi si potrà funzionare chiamando una Assemblee Generale una o due volte a settimana – o secondo i bisogni – per decidere il da fare e organizzare le mobilitazioni necessarie davanti la Prefettura e/o la Cittadella. Quando non c’è un accordo tacito con le autorità si deve sempre dare avviso alla questura almeno 3 o 4 giorni prima.
  5. Invitare tutte le altre cittadine e cittadini a partecipare numerosi assicurando rispetto mutuale e rispetto del processo democratico. Ad esempio le decisioni principali dovranno essere prese in Assemblea generale. Evitare come la pesta, i piccoli comitati decisionali perché porteranno solo a divisioni ed a strumentalizzazioni diverse. (Vedi lo Statuto del CCLD di San Giovanni in Fiore nella Categoria Comitato Cittadino per il Lavoro Dignitoso in http://rivincitasociale.altervista.org )
  6. Chiedere un incontro alla Regione per discutere di un Piano di sviluppo locale da inserire in uno Piano di sviluppo regionale. Le tematiche attuale del POR o del PSR non rilevano di nessuna pianificazione strategica. In questo modo, non solo non si sfruttano né le sinergie esistenti né dell’effetto cumulativo, anno dopo anno, dei progetti messi in opera. Al contrario, in modo più grave, si continua a trasferire i soldi pubblici nelle tasche dei privati nel modo più anomico immaginabile. Spesso questo modo di fare causa uno doppio spreco: quello dei fondi erogati e quello dei terreni utilizzati. Ora, in Calabria, si spreca più terreno che nelle altre regioni e gli elefanti bianchi sono legioni. In effetti, ci vorrebbe d’urgenza una legge per restringere questo uso ogni volta che si potrebbe utilizzare terreni già disponibili, ovviamente con i fondi necessari per ammortire le bonifiche dovute. Si prenderebbe due piccioni con una fava sola.
  7. Fare rete con tutti gli altri Comitati di cittadini, in Calabria e in Italia. Questa rimane la questione essenziale per pesare sul sistema decisionale calabrese, oggi troppo lento e troppo dipendente della vecchia logica delle cordate spezzo neanche legalmente presentabili.

Paolo De Marco

(Nota aggiunta il 15 marzo 2017: Il complesso dell’Incavallicata di Campana comprende un’altra struttura a parte l’Elefante. Fu scritto che certi pezzi al suolo attorno alla struttura possono pervenire di essa. Se così fosse, ad esempio per causa del terremoto del 1827, allora certi blocchi possono trovarsi più in giù. Una seria di foto 3D dei blocchi e di quello che rimane della struttura potrebbe dare la chiave dell’enigma, cioè del puzzle.)

Rispetto al complesso dell’Incavallicata la mia tesi è la seguente: Si tratta di strutture megalitiche neolitiche poi rimodellate. Il sincretismo religioso opera comunque spesso così; i siti sono spesso siti di osservazione astronomica che servono naturalmente di base per stratte di culti super-imposte dall’evoluzione storica. In effetti, come in altre strutture megalitiche in Calabria – ed altrove – si tratta di uno osservatorio astronomico (calendario).

La prima cosa da verificare è l’orientamento delle strutture ed in particolare delle due grotte e della cavità tra queste due disposta proprio davanti all’Elefante. La localizzazione permette una visione a 360 gradi, dunque perfetta per osservare i movimenti della luna, del sole e degli astri in generale. L’orientamento delle strutture e l’orizzonte montano sono dunque importanti per notare la posizione mutevole degli astri all’alba ed al tramonto. Dato la Precessione degli Equinozi conviene verificare l’orientamento su Orione – E attestato nell’Iliade che Orione serviva per l’orientamento ai Popoli del Mare prima che questa funzione sia assunta dalla Stella Polare. Un tale orientamento permetterebbe di procedere ad una datazione preliminare delle strutture che potrebbero dunque risalire a 6000 anni A. C. o di più. In oltre, si dovrà verificare per i cicli lunari e solari. La Legenda che si riferisce a Filottete e dunque a Eracle-Ercole – esistono una trentina di luoghi che fanno riferimento all’antico Eroe – è importantissima visto che le 12 Fatiche rimandano alla stabilizzazione occidentale del calendario e dunque alle 12 costellazioni. Probabilmente, la legenda del bimbo in fasce rimanda alla nascita dell’Anno nuovo.

Per quello che riguarda la rimodellazione delle due masse megalitiche, le ricerche continueranno come è giusto che sia, ma non porteranno più sull’essenza del complesso che rimanda all’archeoastronomia. Io avrei tendenza a preferire la versione che rimanda all’invasione duratura del Re Pirro. Ovviamente non si potrà decidere tra l’ipotesi Re Pirro o Annibale finché non si avrà elementi decisivi – ad esempio la questione della mappa della Sila nella Mappa del Mangini (1606) crea problema.

Sabato sera, il 4 marzo 2017, ho effettuato una rapida ricerca Internet. Ecco il migliore link sulla questione archeoastronomia per « I megaliti di Nardodipace e la Città della Porta » http://www.shan-newspaper.com/web/megalitismo/88-i-megaliti-di-nardodipace-e-la-citta-della-porta.html , 12 Aprile 2011.

La tesi rispetto al Re Pirro si trova qui: http://www.luoghimisteriosi.it/calabria_campana.html

Rispetto alla discussione scientifica dell’archeoastronomia, alcuni elementi interessanti si trovano in a) Dal giugno 2002 anche la Calabria ha i suoi dolmen http://www.tropeaedintorni.it/nardodipacelepietre.htm ; e b) I MEGALITI DI NARDODIPACE -CALABRIA- Posted by pjmanc / Attualità / 3 Comments http://ricerca.virgilio.it/ricerca?f=hpA&site=&qs=menhir+in+calabria

In questa materia si deve sempre procedere con precauzione per vietare le confusioni, a volte volute, con le quali si fanno veri e propri equivoci su i megaliti, l’esoterismo, le logge ecc. Queste logorree anacronistiche non hanno più niente a che vedere con un esame scientifico dell’oggetto di studio, cioè con le strutture megalitiche stesse, ad esempio quelle del complesso dell’Incavallicata. Un esempio di questo approccio si trova qui: « Calabria, scoperta “Stonehenge all’italiana” »

Il sito preistorico è un villaggio megalitico costellato di simboli di cui non si conosce il significato http://www.tgcom24.mediaset.it/magazine/articoli/1063894/calabria-scoperta-stonehenge-allitaliana.shtml

Sottolineo che lo studio moderno dell’archeoastronomia in quanto tale risale al 1989 con la pubblicazione del volume World archaeoastronomy, Selected papers from the 2nd Oxford International conference on Archeoastronomy Held at Merida, Yucatan, Mexico 13-17 January 1986, Cambridge University Press, 1989.

Dopo questa pubblicazione cominciò una grande confusione mediatica sul soggetto con tanto di esoterismo e di fantasie oscurantiste. Nella Seconda sezione del mio libro Pour Marx, contre le nihilisme (Ed. La Commune Inc, 2002) ho cercato di introdurre un poco di serietà scientifica nel soggetto. Ho prima proposto la critica definitiva di Freud et al., assieme ai lineamenti della teoria psicoanalitica marxista, e poi ho sottolineato che dietro l’astrologia e le sue narrazioni c’era la scienza dell’astronomia, in particolare il cruciale passaggio del calendario lunare al calendario solare e la comprensione della Precessione degli Equinozi. Il controllo del tempo era importantissimo per le società antiche dipendenti ad oltre 80 % dell’agricoltura, della pastorizia e dell’allevamento. La casta dei preti ha presto difeso i suoi privilegi confondendo volontariamente le due cose e creando narrazioni, non sempre con fini di autentica pedagogia di massa.

Questo ultimo aspetto – narrazione vs scienza – viene trattato nel mio saggio su Gioacchino da Fiore disponibile in http://rivincitasociale.altervista.org/tre-brevi-appunti-su-gioacchino-pitagorico-24-agosto-2016/ ed in particolare nella trascrizione della Conferenza sul soggetto intitolata « Brevi appunti su Gioacchino da Fiore pitagorico »

presentati alla Conferenza organizzata dall’Associazione culturale Gunesh, il 27 agosto 2016,  ed altri testi su Gioacchino disponibili nella Sezione Italia del sito www.la-commune-paraclet.com. Questa trascrizione è disponibile seguendo lo stesso link.

Aggiungo che nel mio Pour Marx, contre le nihilisme avevo già sottolineato l’importanza del Numero Pi. Dopo la pubblicazione del mio libro, la versione scientifica dell’archeoastronomia si sviluppò – anche in Italia – senza dovere più essere confusa con un esoterismo oscurantista. Per portare alla luce la cruciale importanza scientifica e sociale di Gioacchino rimaneva dimostrare il suo uso pitagorico del Tetramorfo con la sua illustrazione nel Liber figurarum, in particolare la Tavola XII sull’Ordine Nuovo, dimostrazione compiuta con il mio contributo alla conferenza cita qui sopra.

Per completare, nello stesso sito si possono trovare i lineamenti della continuazione scientifica della rinascita pitagorica-scientifica iniziata con Gioacchino nell’opera di Giordano Bruno. In particolare, per quello che ci riguarda qui, la delucidazione della storia delle astrologie-astronomie antiche per mezzo della ricerca delle concordanze astronomiche alla luce delle conoscenze scientifiche-critiche a disposizione del grande matematico-teorico Giordano Bruno.

In conclusione, personalmente non ho nessuno dubbio sull’aspetto archeoastronomico del complesso dei megaliti dell’Incavallicata di Campana. Durante gli accertamenti scientifici sarà importante verificare l’orientamento, ad esempio su Orione. Questo corroborerebbe i fatti accertati, ma ancora poco conosciuti, dello sviluppo preistorico in Calabria, poi seguito dalla presenza di Sumeri, Pelasgi ecc. La questione del sincretismo religioso – modellazione nelle forme oggi visibili – rimane vitale ma di secondo piano.

Dopo verificazione, Campana potrebbe lanciare un progetto culturale-turistico di ampio respiro centrato sugli aspetti scientifici-culturali – ad esempio la storia dello sviluppo del calendario e del controllo del tempo dalla Preistoria ad oggi. Si metterebbe così da parte, almeno per il lato ufficiale, gli aspetti più folcloristici al limite del neo-oscurantismo, ad esempio certe celebrazioni ed eventi attorno a Stonehenge. Uno Festival del Solstizio d’inverno e dell’Equinozio vicino a Pasqua darebbe una importante base economico-turistica alla Città. Sappiamo che secondo le infrastrutture esistenti un euro investito nel turismo ne fa circolare da 4 a 7 col Moltiplicatore economico. Andando poi verso Sud sulla costa fine a Reggio Calabria, la ricchezza archeologica è immensa. In oltre, l’aspetto scientifico potrebbe essere completato da un piccolo Osservatorio destinato agli alunni e, in realtà, alle persone di tutte le età. I flussi scolastici durante tutto l’anno garantirebbe la solidità del progetto.

Esiste, fra l’altro, un vecchio ma bellissimo casale alla cosiddetta Macchia del Barone (vedi il bellissimo video https://www.youtube.com/watch?v=Il8f8b9ms6o&t=1536s a 16:30 minuti). Questo andrebbe ristrutturato e trasformato in un Bed and Breakfast con angolo cottura, in modo da attirare un flusso continuo di turisti di ogni età. Da lì potrebbero partire dei sentieri verso Longobucco ed il Mucone – paesaggi favolosi che ho in parte avuto la fortuna di vedere durante varie escursioni dalla Fossiata fine a Longobucco – o verso il mare e Cariati ecc. Esistono fondi europei per la restaurazione del patrimonio storico e per lo sviluppo culturale-turistico – oltre alla necessaria banda larga … Visto le buone relazioni tra Longobucco, Bocchigliero e Campana – da sempre uno insieme geologico e umano coerente fine alla costa – certi progetti possono essere concepiti in modo inter-comunali per abbattere le spese. Ad esempio, le ricerche archeologiche ed altre e il costo per il commercialista che deve presentare i progetti per i fondi europei e regionali.

La nostra Calabria è una delle Regioni più belle del mondo oltre ad essere una delle culle principali della civiltà moderna. Andrebbe tutelata e valorizzata nel rispetto dell’ambiente e della nostra variegata cultura calabrese e italiana. Dopo tutto, Pitagora scrisse la Costituzione degli Italioti che influenzò la Roma Antica nei suoi secoli repubblicani più brillanti.

Paolo De Marco

NB: Chiedo scusa per il maltrattamento che impongo ancora, mio malgrado, alla mia dolce lingua materna.

Il Comitato Cittadino per il Lavoro Dignitoso di San Giovanni in Fiore (CCLD) ha già spiegato che certi corsi di formazioni non hanno nessuno orizzonte lavorativo concreto. Ha auspicato una presa di coscienza al livello della Unione Europea, la quale dovrebbe procedere ai dovuti audit dei fondi emanati. In effetti, assieme alla Garanzia Giovani, servono sopratutto per togliere migliaia e migliaia di disoccupati fuori del tasso di disoccupazione ufficiale. Certi economisti se ne sono finalmente accorti. Menomale! Ne testimonia un articolo pubblicato recentemente. Ecco le citazioni principali:

A) « Ogni anno, per la triplice formazione a studenti, disoccupati e lavoratori, partono quarantamila corsi finanziati con fondi pubblici, oltre 9 milioni di ore, 670 mila allievi »

B) Garanzia giovani « 800 mila presi in carico. Quanti hanno trovato lavoro? Non lo sappiamo in assoluto ma solo limitatamente ai 266 mila giovani che hanno completato il tirocinio: circa la metà ha firmato un contratto, e solo 30 mila ragazzi sono stati assunti a tempo indeterminato, l’11% dei tirocinanti.» (fonte: L’affare della formazione: un miliardo l’anno per i disoccupati, ma senza controlli, Per studenti, “Neet” e dipendenti ogni anno nascono 40 mila corsi con il principale obiettivo di riempire le aule e accedere ai fondi pubblici, ma nessuno ne verifica l’efficacia. di MARCO RUFFOLO 13 marzo 2017. http://www.repubblica.it/economia/2017/03/13/news/l_affare_della_formazione_un_miliardo_l_anno_per_i_disoccupati_ma_senza_controlli-160425728/?ref=RHPPLF-BH-I0-C8-P5-S1.8-T1

In Italia, più che negli altri Paesi, il tasso di disoccupazione ufficiale è diventato una autentica farsa, basta lavorare un’ora nell’ultima settimana di verifica per essere tolti della lista ufficiale dei disoccupati. Questo tasso non tiene conto dei precari. Ma la realtà non può essere mascherata così facilmente. Oggi, il tasso di occupazione in Italia si aggira attorno al 57 %, in Calabria attorno al 38 %. In Calabria, 4 persone su 10 vive in povertà. IL SIA, ovvero il sostegno per l’inclusione attiva, non ha i fondi necessari per coprire tutti gli aventi diritti; sulla base di uno ISE a 3000 euro di reddito annuo e 5000 euro immobiliari per un nucleo famigliare (sic!) e con figli a carica, si può ricevere 80 euro mensili per una persona, per un massimo di 400 euro a famiglia ( fonte: https://www.forexinfo.it/SIA-social-card-bonus-400-euro-requisiti-domanda )

I fondi pero ci sono. Ad esempio, nel 2015 il Jobs Act, un costoso fallimento, costò 18 miliardi; oltre i numeri di disoccupati mascherati con corsi di formazioni inutili, il Jobs Act causò l’esplosione anti-costituzionale dei voucher. Altro esempio, gli elettoralistici renziani-gutgeldiani « 80 euro in busta paga » costano attorno a 10 miliardi di euro all’anno ma sono erogarti solo ai lavoratori dipendenti, cioè il bacino potenziale di elettori del partito governativo – almeno finché le privatizzazioni non ridurranno totalmente il loro numero assieme al peso dei loro sindacati.

Al contrario, la Riduzione della settimane legale del lavoro a 35 ore (RTT) in Francia costò solo 23 miliardi di euro, molti provenienti della ri-allocazione dei fondi altrimenti sprecati per l’assistenza sociale. La RTT fece diminuire il tasso di disoccupazione da oltre il 10 % a meno di 8 % in solo due anni, creando impieghi a tempo pieno, cioè con tutti i contributi sociali necessari per finanziare la previdenza sociale – ammortizzatori sociali, pensioni ecc – e le tasse necessarie per gli interventi dello Stato nell’economia (assistenza sociale, infrastrutture pubbliche ecc.). La RTT creò vera occupazione, salvò il sistema di previdenza-assistenza e abbassò il debito pubblico al 59 % del PIL – cioè, uno punto in meno del Criterio di Maastricht – creando pure una nuova prosperità evidenziata con la crescita delle industrie del divertimento. Un altro pensiero socio-economico è possibile!

Ecco i fatti essenziali su questo bonus renziano che va di pari passo con l’ormai quasi decennale blocco della contrattazione, purtroppo prevista dall’Articolo 99 della Costituzione come parte essenziale della democrazia economica e industriale :

Citazione : «Ciò costerebbe circa 6,9 miliardi di euro allo Stato solo nel 2014. Il costo totale aumenterebbe a circa 10 miliardi di euro se lo stesso bonus fosse riconfermato per l’anno 2015, dato che bisognerebbe garantire un identico bonus per tutto l’anno e non più per soli 8 mesi (da maggio a dicembre).

(…)

Chi guadagna meno di 8.145 € (i cosiddetti incapienti) o più di 26.000€ non avrà nulla e la stessa sorte tocca a chi non è un lavoratore dipendente (pensionati, autonomi, disoccupati etc.).»  http://www.ilfattoquotidiano.it/2014/04/29/bonus-di-80-euro-garantisce-giustizia-sociale-e-rilancio-dei-consumi/967206/

Si sottolinea che tutti i corsi di formazione non sono inutili. Servono sopratutto quando si tratta di economie con un tasso di disoccupazione basso, ad esempio i Paesi dell’Europa del Nord. In Calabria, questi corsi di formazione per posti di lavoro non esistenti, non sono solo una vera e propria assurdità ma uno intollerabile spreco di denaro pubblico. Si dovrebbe piuttosto utilizzare una parte di questi fondi come co-finanziamento – il 25 % o il 50 % secondo le tematiche – per attingere ai fondi regionali e europei con veri progetti di creazione di posti di lavoro inseriti in un Piano di sviluppo socio-economico regionale e locale, ad esempio i 7 progetti presentati dal CCLD.

Normalmente pero la formazione è il compito del sistema di educazione pubblico oggi soggetto ad una vergognosa privatizzazione rampante con la cosiddetta « buona scuola ». Tra altro, quest’altra vergognosa riforma renziana-gultgeldiana trasforma molti studenti in forza di lavoro non pagata. Per certi c’è invece la « meritocrazia » all’italiana, con il profiling dei maestri imperiali. Guardando ai nostri dirigenti e servi in camera si realizza subito che questo profiling è diventata una scienza esatta.

Paolo De Marco

http://rivincitasociale.altervista.org

« Si scriva acqua, si legge democrazia »

Oggi, davanti al cancello della Sorical, ci fu uno raduno del Coordinamento Calabrese Acqua Pubblica. (www.abccalabria.org ) In solidarietà con il lavoro esemplare svolto da questo coordinamento, furono presenti due membri del nostro Comitato Cittadino per il Lavoro Dignitoso (CCLD).

Il CCLD appoggia la volontà del Coordinamento di rilanciare la mobilitazione contro la privatizzazione dell’acqua e dei servizi pubblici. Appoggia la tesi della gestione completa dei beni comuni da imprese realmente pubbliche e non più da SPA o da multiutilities. Appoggia le denunce relative alla struttura delle tariffe ideata, in certe regioni tra le quali la Calabria, senza tenere conto della competenza dello Stato nazionale in matteria. Nell’ottica della privatizzazione rampante, l’opaca strutture delle tariffe non ha nessuna altra razionalità se non di rendere il settore profittevole al settore privato; questo avviene a scapito degli utenti così trasformati in clienti degni di rispetto solo se sono solvibili. Il CCLD deplora che la Regione abbia seppellito la proposta di legge di iniziativa popolare presentata dal Coordinamento assieme ad una petizione di oltre 11 000 firme. Questa proposta di legge era interamente rispettosa dell’esito del referendum nazionale sull’acqua bene pubblico.

Il CCLD pensa che questo rilancio della mobilitazione per i beni pubblici arriva proprio al momento preciso: In effetti, a novembre 2017, la Regione dovrà presentare un bilancio consolidato. A quel punto, i buchi di bilancio più o meno occulti oppure mascherati fuori bilancio, arriveranno a gallo. Sarà il pretesto per privatizzare tutto quello che rimane da privatizzare, incluso l’acqua e la gestione dei rifiuti. Gli (im)prenditori italiani e calabresi saranno così riusciti ad ottenere quello che il referendum costituzionale del 4 dicembre 2016 gli aveva negato. (Per il dettaglio vedi la Categoria Costituzione del sito http://rivincitasociale-altervista.org. ) A quel punto, per le classi popolari, pagare le bollette diventerà un vero e proprio incubo.

Il CCLD sottolinea che la rete idrica calabrese perde attorno a 60 % dell’acqua. Uno spreco enorme poi ripercuoto ai cittadini con la struttura tariffaria, oggi totalmente opaca. Questo inverno ci furono moltissimi disaggi con la rete idrica e non solo a Cosenza. A San Giovanni in Fiore, dove il Comune non sa neanche dove sono localizzate certe condutture, ci sono state persone che furono costrette a « vivere » senza acqua corrente per 14 giorni in fila!!! La Sorical, oggi in liquidazione perché soggetta a troppo appetiti economici che con l’acqua bene pubblico non dovrebbero proprio manifestatisi, non ha fornito spiegazioni chiare.

Uno dei 7 progetti di creazione di posti di lavoro presentati dal CCLD riguarda proprio il ripristino della rete iridica sangiovannnese: Oltre ad essere uno colabrodo, comporta anche molte condutture in amianto. Come sapete, la Regione ignora la nostra domanda di apertura di un tavolo tecnico e la Prefettura sembra non riuscire a mediare in materia malgrado il forte disagio ormai insostenibile di molti disoccupati.

Diffondete ampiamente l’appello alla mobilitazione del Coordinamento! Partecipati numerosi!

Comitato Cittadino per il Lavoro Dignitoso.

San Giovanni in Fiore (CS) (11 Marzo 2017)

Il Comitato Cittadino per il Lavoro Dignitoso (CCLD) consiglia la lettura del seguente articolo:

« Condanne penali e concorsi pubblici» di: Carlos Arija Garcia, Pubblicato il 29 agosto 2016 http://www.laleggepertutti.it/130721_condanne-penali-e-concorsi-pubblici

Precedenti o carichi pendenti possono impedire la partecipazione ad un concorso. Ma con la riabilitazione non è obbligatorio dichiarare la condanna. »

Secondo l’articolo, non tutti i bandi pubblici richiedono la riabilitazione. Si deve chiedere al Comune di San Giovanni in Fiore la base legale del loro inserimento di questo criterio per il bando pubblico relativo ai 230 corsi di formazione.

Mesi fa, il CCLD ha protocollato un documento attirando l’attenzione del Sindaco e degli eletti sulla legge italiana per il reinserimento sociale degli ex-detenuti. L’accesso ad un posto di lavoro è la base di ogni tale reinserimento riuscito.

A parere del CCLD, non si può simultaneamente non rispettare la legge sul reinserimento sociale ed escludere chi ha precedenti penali o carichi pendenti da un bando pubblico come quello sopra citato.

Facendo così si impone una doppia pena: una grande ingiustizia. Dopodiché, i soliti demagoghi canteranno le lodi della « certezza della pena » (per le classi popolari), invece di assicurarsi della certezza della legge, la quale deve essere uguale per tutti.

Il CCLD, 10 Marzo 2017.

Contatto

Posted: 8th marzo 2017 by rivincitasociale in Contatto

la-commune@virgilio.it

(Non cliccare sull’indirizzo; copialo e usalo sul tuo proprio sistema di posta elettronica)

8 MARZO : OMAGIO ALLE DONNE E A TUTTE LE COMPAGNE.

Posted: 7th marzo 2017 by rivincitasociale in Cultura e R&S, Economia

Vogliamo rendere omaggio a tutte le compagne e tutte le donne italiane e del mondo intero. Sottolineano che l’Articolo 37 della Costituzione italiana relativo alla parità uomo/donna (1) non è rispettato. 

Le donne sono meno presenti sul mercato del lavoro, meno pagate, e in numero minore a tutti i livelli di rappresentanza socio-economica e politica. 

La società italiana, a forte carattere endogamo e patriarcale (2), produce violenza di genere e femminicidio. Ci furono 128 femminicidi nel 2015. La crisi socio-economica e la latitanza delle istituzioni continuano ad aggravare la situazione.

L’educazione sessuale dei giovani – e di molti adulti – fa proprio pietà, il che spiega in gran parte la violenza perpetrata contro le donne in tutte le classi sociali. Questa violenza è anche figlia della « servitù volontaria » trasmessa dal sistema dominante. 

Rimando qui allo studio Donne in Italia (2011) in

http://www.italialavoro.it/wps/wcm/connect/286ffd004e30b06797849759535ba122/Donne_Italia_def.pdf?MOD=AJPERES 

Aggiungo che già negli anni 70-80 fu accertato che il lavoro domestico, in gran parte effettuato in modo gratuito dalle donne, sopratutto in Italia, rappresenta tra 1/3 o 1/4 del PIL. L’enormità di questo rapporto si comprende meglio se si sottolinea che il PIL marginalista mescola economia reale e economia speculativa. (3)

Paolo De Marco.

Note:

1) « Art. 37. La donna lavoratrice ha gli stessi diritti e, a parità di lavoro, le stesse retribuzioni che spettano al lavoratore. Le condizioni di lavoro devono consentire l’adempimento della sua essenziale funzione familiare e assicurare alla madre e al bambino una speciale e adeguata protezione.

La legge stabilisce il limite minimo di età per il lavoro salariato.

La Repubblica tutela il lavoro dei minori con speciali norme e garantisce ad essi, a parità di lavoro, il diritto alla parità di retribuzione. »

2) Vedi, ad esempio, Against the madness of Manu in http://www.la-commune-paraclet.com/Book%20ReviewsFrame1Source1.htm#rege . Vedi pure i capitoli pertinenti in particolare sulla teoria psicoanalitica marxista in Contra-pitre e Matrimonio, unioni civili e istituzionalizzazioni dei costumi nella Sezione Italia di www.la-commune-paraclet.com

3) vedi Louise Vandelac, Du travail et de l’amour: les dessous de la production domestique(éd. Saint-Martin, 1985), citato nel mio Tous ensemble (il Livre I nella Sezione Livres-Books del stesso sito)

Appello a partecipare numerosi.

Il Coordinamento Calabrese Acqua Pubblica rilancia la mobilitazione contro la privatizzazione dell’acqua e dei servizi pubblici locali (Vedi http://www.abccalabria.org/stop-sorical-l11-marzo-parte-la-campagna/ )

Il Coordinamento annuncia un presidio e una conferenza stampa che si terrà simbolicamente davanti alla sede della Sorical, Viale Europa 35 a Catanzaro Lido, sabato 11 marzo alle ore 11:00.

Si può andare direttamente a Catanzaro oppure, alternativamente, unirsi ai membri del Coordinamento che partano da Cosenza verso le 9,30 /10 dalla rotonda per imboccare l’autostrada.

Nella mia macchina ci sono 3 (tre) posti liberi per i membri del Comitato Cittadino per il Lavoro Dignitoso di San Giovanni in Fiore. Si partirebbe alle 9:00,fatemi sapere chi può venire. Sottolineo che uno dei nostri progetti in quanto CCLD riguarda il ripristino della rete idrica della nostra Città, ripristino ormai urgente come comprovato dai forti disaggi subiti questo inverno. 

Paolo De Marco

Si prega diffondere ampiamente.

Frammentati non pesiamo niente. Se siamo capaci di organizzare una grande giornata calabrese di solidarietà e di rivendicazione faremmo la differenza. Dobbiamo mandare un messaggio forte al potere. L’indignazione non basta.

Fisseremo la data e il luogo più tardi. Per ora appelliamo a tutte e tutti le disoccupate/i, precarie/i, lavoratrici e lavoratori calabresi, ed alle loro organizzazioni, di comunicare la loro adesione di principio per l’organizzazione di una tale grande giornata di mobilitazione indicando COGNOME, NOME E EMAIL all’indirizzo elettronico seguente:

la-commune@virgilio.it . (Non cliccare sull’indirizzo; copialo e usalo sul tuo proprio sistema di posta elettronica)

Il Comitato Cittadino per il Lavoro Dignitoso (CCLD), comitato dei disoccupati e dei precari di San Giovanni in Fiore (CS) sta lottando da più di uno anno per ottenere la creazione di posti di lavoro. Sembra che la strategia della Regione e del Comune consiste in ignorarci con la speranza di spingere le nostre compagne/i al lavoro nero oppure ad azioni più disperate con le accuse mediatiche ed i celerini già pronti. Il CCLD non ha dato e non intende dare prese così facili ad avversari così cinici. Per ora, la Regione ed i suoi dirigenti portano unilateralmente l’obbrobrio di avere disertato l’incontro del 7 Febbraio 2017 in Prefettura senza nemmeno avere sentito il bisogno di chiamare la Prefettura per avvisare della loro assenza. A questo incontro si doveva avviare il tavolo tecnico necessario per valutare ed implementare i 7 progetti presentati dal nostro CCLD e già caratterizzati come « meritevoli » nel Comunicato stampa della Roccisano del 04-04-2016.

Tante altre/i compagne/i sono in una identica situazione. La Regione non ha il minimo senso di cosa sia la normalità democratica della concertazione sociale non solo con i sindacati ma con i gruppi della società civile. Però riuscirà a cavarsela solo se le varie lotte socio-economiche in Calabria rimarranno isolate e frammentate. 

DIAMO UN SEGNALE COMUNE ALLA REGIONE PARTECIPANDO AD UNA GRANDE GIORNATA CALABRESE DI SOLIDARIETÀ.

UNITI NON CI POTRANNO IGNORARE NÉ INVIDIVUALMENTE NÉ COLLETTIVAMENTE.

Il CCLD sottolinea che il sistema previdenziale e assistenziale – JOBS ACT, NASPI, ASDI, SIA e ISE – è volutamente incoerente. I posti di lavoro dignitoso non si creano: il tasso di occupazione in Calabria è del 38 % mentre 4 persone su 10 è a rischio povertà . L’ISE a 3000.00 euro di reddito familiare annuo e 5000.00 euro immobiliare è calcolato per impoverire ed escludere. La Garanzia giovani è un fallimento ancora più clamoroso del Jobs Act. Il « reddito cittadino » (sic) fissato a 320 euro mensile – secondo Poletti – non sembra neanche una soluzione sostenibile.

Il CCLD sottolinea che i principi cardini della Costituzione garantiscono i diritti fondamentali individuali e sociali, incluso il diritto al lavoro ed alla solidarietà nazionale. La nostra Costituzione prevede l’intervento strategico obbligatorio dello Stato – ai suoi vari livelli – per garantire l’interesse generale e l’utilità sociale ogni volta che il settore privato non riesce a farlo. L’Articolo 99 tutela la concertazione sociale, mentre l’Articolo 44 tutela le zone montane. Infine, l’Articolo 107 del Trattato di Lisbona sottomette la libera concorrenza all’interno della UE a varie eccezioni, prima di tutto per correggere le disparità socio-economiche tra regioni e le disparità socio-economiche – alto tasso di disoccupazione in particolare fra le donne ed i giovani, alto tasso di povertà ecc. Notiamo che la Calabria cade in tutte queste eccezioni.

I fondi ci sono. Mancano per le necessità sociali di base solo perché i vari livelli governativi non rispettando la Costituzione, procedono semplicemente allo trasferimento del denaro pubblico nelle tasche private, oggi anche in materia di beni comuni sempre più privatizzati. Questo spreco concerna anche i fondi europei. Nel POR o nella legge di bilancio regionali non si trova la minima traccia di una pianificazione strategica incitativa e indicativa. Non si trova nemmeno la minima ricerca della ricerca di sinergie negli investimenti ed i bandi pubblici, oggi tutti abbandonati ai privati.

PERCIO VOLIAMO UN RITORNO ALLA COSTITUZIONE PER GUARANTIRE IL LAVORO, LO SVILUPPO SOCIO-ECONOMICO E LA CONCERTANZIONE SOCIALE.

ADERITE EN MASSE. 

CREAMO UN MOVIMENTO DI FONDO PER SALVARE LA NOSTRA CALABRIA.

Comitato Cittadino per il Lavoro Dignitoso.

San Giovanni in Fiore (cs) 5 Marzo 2017.